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Accueil > Équipes > Trafic et signalisation membranaires chez les bactéries > Mécanismes moléculaires d’adaptation à des stress abiotiques

Mécanismes moléculaires d’adaptation à des stress abiotiques

Les bactéries doivent constamment s’adapter à des variations de leur environnement, comme par exemple des stresses biotiques ou abiotiques. Les objectifs de cet axe sont de décrypter les mécanismes moléculaires cruciaux à cette adaptation. Les projets principaux sont de (1) comprendre les échanges à travers les membranes et les conditions qui perturbent l’intégrité membranaire (2) explorer les processus de signalisation et d’adaptation utilisés par les bactéries pour faire face à des stress de l’enveloppe.

La production de peptides antimicrobiens est l’un des mécanismes utilisés par les hôtes eucaryotes infectés par des bactéries. Nous avons montré que la réponse de D. dadantii aux peptides antimicrobiens est originale si on considère à la fois les mécanismes d’action moléculaires et la régulation des déterminants génétiques. Etant donné que l’utilisation de peptides antimicrobiens pour combattre les bactéries phytopathogènes est une approche en fort développement, il est important de comprendre les mécanismes par lesquels les bactéries peuvent résister à ces molécules.

Les composés anti-bactériens qui ciblent l’enveloppe, comme les peptides antimicrobiens, activent les voies de « Réponse au Stress de l’Enveloppe » Envelope Stress Response (ESR). De plus en plus d’évidences suggèrent que les métaux jouent un rôle dans les processus de signalisation qui conduisent à l’activation de la réponse adaptative permettant la survie des bactéries en contact avec des composés antimicrobiens. Nous étudions les mécanismes de signalisation sous-jacents avec un focus sur le système à deux composants ZraP-ZraSR chez E. coli.

Un aspect important des interactions des bactéries avec l’hôte ou l’environnement, est la résistance aux stresses abiotiques. En particulier, les métaux jouent un rôle central dans la vie bactérienne (catalytique, structural, régulateur, signalisation). Nous utilisons des approches Top-down ainsi que des approches globales, comme le Tn-Seq, pour étudier les mécanismes qui permettent aux bactéries de se développer dans des milieux riches en métaux et pour approfondir le répertoire des gènes essentiels impliqués dans la prise en charge des métaux. Dans ce but, nous étudions différentes espèces de Pseudomonas. L’analyse globale et comparative donnera un cliché des gènes essentiels et une compilation des stratégies communes ou liées à l’habitat de ces différentes espèces. Nous étudions plus particulièrement les protéines membranaires. En effet, l’interface entre les bactéries et leur environnement ou leur hôte est fortement dépendante des échanges à travers les membranes.

Développement d’outils biotechnologiques. Notre connaissance experte des interactions entre bactéries et métaux aux échelles cellulaire, moléculaire et génétique, nous permet de développer des outils pour la bioremédiation des métaux. Nous développons aussi des Biocapteurs sur cellules entières pour la surveillance des polluants dans les eaux.