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Accueil > Équipes > Trafic et signalisation membranaires chez les bactéries > Mécanismes d’interaction avec un hôte : Bactéries / Plantes / Insectes

Mécanismes d’interaction avec un hôte : Bactéries / Plantes / Insectes

Les bactéries du genre Dickeya sont des phytopathogènes nécrotrophes qui provoquent la maladie de la pourriture molle de nombreux végétaux d’importance économique comme la pomme de terre ou l’endive. De plus, nous avons montré que Dickeya dadantii est capable de tuer certains insectes comme le puceron du pois, grâce à un cluster de toxines et à une régulation inverse de celle gérant la virulence contre la plante-hôte. Par ailleurs, l’interaction avec certains insectes pourrait permettre la vection des bactéries d’une plante à l’autre. Nous étudions les facteurs permettant à la bactérie d’interagir avec les insectes par des techniques comme le TnSeq avec un intérêt plus particulier sur le rôle de toxines Cyt, connues jusque-là uniquement chez la bactérie entomopathogène Bacillus thuringiensis. Les liens entre enterobactéries phytopathogènes et divers symbiotes d’insectes piqueurs de plantes sont par ailleurs analysés par diverses approches phylogénétiques et phylogénomiques, et les interactions de surface entre microbes phytopathogènes et cuticule de ces insectes, sur le modèle puceron, sont étudiées par des approches interdisciplinaires (EPI-Cuticule : microbiologie - génomique fonctionnelle - science des matériaux).

Récemment, nous nous sommes intéressés à une nouvelle espèce émergente, Dickeya solani, qui provoque de graves pertes économiques dans la production de pommes de terre en Europe. Les analyses génomiques montrent une forte similarité entre cette espèce et D. dadantii, dans leurs équipements en facteurs de virulence et leurs régulations. En collaboration avec des partenaires français et européens, notre objectif est de caractériser les fonctions de virulence liées à l’émergence de ces souches de Dickeya.

Les méthodes globales de type transcriptomique, protéomique, ou métabolomique, peuvent conduire à une vision complète des capacités d’adaptation des Dickeya, en particulier au niveau des fonctions impliquées dans l’interaction avec les plantes. Les approches de génomique comparative et de génomique fonctionnelle sont utilisées pour prédire et vérifier leurs capacités métaboliques. Diverses approches expérimentales permettent de connaître les voies métaboliques mises en œuvre par les bactéries pour se multiplier au dépend de l’hôte. De plus, nous tentons d’identifier les signaux végétaux ou bactériens qui permettent l’adaptation du métabolisme bactérien à la pathogénie, en déclenchant l’expression des fonctions nécessaires à chacune des étapes de l’infection